fbpx

Groupe PSA

 

Groupe PSA (acronyme de Peugeot société anonyme) est un constructeur automobile français qui exploite les marques automobiles Citroën, DS Automobiles, Peugeot, ainsi que Vauxhall et Opel depuis le rachat de la division européenne de l’américain General Motors en mars 2017. PSA Peugeot Citroën est devenu Groupe PSA le 5 avril 2016.

En 2016, l’entreprise occupe le 1er rang en France, avec 27,74 % de parts de marché (30,12 % en 2012) pour les marques Citroën, DS et Peugeot. En Europe, le Groupe PSA occupe la 3e place en termes de parts de marché avec 9,78 %. Au niveau mondial, le groupe était le 10e constructeur automobile en 2014.

En 2017, le Groupe a vendu 3 630 000 véhicules, en croissance de 15,4 % sur 2016.

Misant sur sa production en France, PSA est en 2014 la troisième entreprise exportatrice de France et a apporté 4,721 milliards d’euros (+5,3 %) toutes activités industrielles confondues à la balance commerciale française en 2014.

Au 31 décembre 2015, l’entreprise chinoise Dongfeng, l’État français et la famille Peugeot détiennent chacun 13,68 % des actions. Au premier semestre 2017, l’État cède ses parts à la banque publique Bpifrance.

L’action du groupe est cotée à la bourse de Paris au sein de l’indice de référence CAC 40.

 

Histoire

 

Fondation de PSA

 

PSA (Peugeot Société Anonyme) est fondé à la mi-1966 à Sochaux pour former le holding du groupe automobile du même nom. Il s’agit en fait d’un transfert juridique de la Société des Automobiles Peugeot qui devient PSA.

 

Rachat de Citroën

 

La naissance de PSA Peugeot Citroën intervient en avril 1976 à la suite de l’absorption de Citroën SA par Peugeot SA en décembre 1974 à la demande du gouvernement français, car Citroën est en faillite et au bord du dépôt de bilan.

Peugeot supprime les projets Citroën non rentables et un premier modèle standardisé apparaît, la Citroën LN, qui reprend la carrosserie du coupé Peugeot 104 et le moteur de l’Ami 6.

 

Rachat de Chrysler

 

Ayant réalisé de bons résultats depuis 1976 grâce à des finances soigneusement gérées, le groupe PSA Peugeot Citroën annonce le 10 août 1978 le rachat de Chrysler Europe (4,5 % du marché européen avec Simca en France, Rootes en Grande-Bretagne et Barreiros en Espagne) pour 230 millions de dollars (1 milliard de Franc français), devenant le no 1 européen et no 4 mondial derrière General Motors, Ford et Toyota. La cession comprend aussi le contrat de fournitures de pièces détachées à Iran Khodro pour y assembler la Paykan, puis ultérieurement d’autres véhicules Peugeot. Sur le plan du capital, Chrysler se voit offrir 14,4 % de Peugeot SA, et devient le deuxième actionnaire de référence tandis que la famille Peugeot rétrograde de 49 % à 37 %. Dans le contexte politique de l’époque avec une possible victoire de la Gauche aux élections législatives, l’allié américain complique une éventuelle nationalisation, alors que Chrysler se décharge de ses filiales européennes.

En juillet 1979, Chrysler Europe prend le nom de Talbot, qui avait été racheté par Simca dans les années 1950. Trois marques composent alors le groupe français PSA : Peugeot, Citroën et Talbot. La renaissance de Talbot est difficile : elle tombe au moment du deuxième choc pétrolier et la marque n’a pas de petit modèle à vendre, segment où se fait la croissance du marché. Jean-Paul Parayre fusionne alors les réseaux Peugeot et Talbot en France à l’automne 1980.

Les affaires ne marchent pas beaucoup mieux pour Citroën et Peugeot confrontés au vieillissement de leurs modèles. De plus, en mai 1982, les usines d’Aulnay et de Poissy connaissent des grèves dures. Sur place, les syndicalistes de la CGT se battent contre ceux du syndicat maison, la CSL.

Cette époque coïncide en outre avec l’arrivée chez Citroën, en 1980, de Georges Falconnet à la direction commerciale, et avec lui d’une collaboration suivie avec Jacques Séguéla.

La petite Talbot Samba est lancée en 1981, mais comme les autres modèles Talbot, ses ventes subiront une baisse régulière. À la mi-juillet 1983, Peugeot-Talbot annonce 7 371 suppressions d’emplois, soit 9 % des effectifs du groupe. Le 27 juillet 1983, Jacques Delors déclare : « Une meilleure structure financière permettrait à Peugeot de régler ses problèmes sociaux de manière moins brutale ».

Back to top